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LA
CAPPADOCE
Paysage aux
formes lunaires né des projections des volcans Erciyes, Hasan et
Melendiz, la Cappadoce offre un relief spectaculaire dû à une intense
érosion hydrique et éolienne. Le sol, lézardé ou désagrégé, tantôt
s'enfonce en vallées creusées par de petites rivières, tantôt s'élève
en surprenantes colonnes de roche. Les couleurs changeantes au gré
de la luminosité confèrent à la région un aspect des plus irréls...

Histoire
de la Cappadoce
La préhistoire
Aux temps préhistoriques,
la Cappadoce était habitée par des peuples autochtones organisés
en petits Etats plus ou moins indépendants. Plus tard, plusieurs
d'entre eux - par exemple Kanesh, aujourd'hui Kültepe, non loin
de Kayseri - devinrent d'importants centres de négoce où les commerçants
assyriens troquaient des textiles et du plomb avec les tonneliers
d'Anatolie.
Après les
Hittites
Après la chute
de l'Empire Hittite vers 1200 av. J.C., commença l'âge sombre de
l'Anatolie. Au Sud-Est le royaume néo-hittite, à l'Ouest la Lydie
et au centre de la péninsule la Phrygie furent parmi les principaux
royaumes qui contrôlèrent de plus ou moins grandes parties de la
région jusqu'au VIe siècle av. J.C.
A partir
du VIe siècle av. J.C.
C'est à partir
de cette époque qu'on entend parler de la Cappadoce, quand elle
est occupée par les Lydiens. Au milieu du VIe siècle, Crésus, le
roi de Lydie, traversa le Halys - aujourd'hui Kizilirmak - pour
empêcher l'expansion perse mais il fut vaincu. Après la bataille,
la Cappadoce fut intégrée au royaume du Grand Cyrus.
Après l'arrivée
d'Alexandre
Après l'arrivée
d'Alexandre le Grand en 333 av. J.C. et jusqu'à ce qu'elle devienne
une province romaine en 17 ap. J.C., la Cappadoce bénéficia d'un
relatif degré de liberté et elle fut administrée par des dynasties
locales. Ni les Romains ni leurs successeurs byzantins ne trouvèrent
d'intérêt à assimiler cette région à leur propre culture. Leur souci
était de contôler les routes, de garder ouverts les axes commerciaux
et de faire exploiter la main-d'oeuvre de ce vaste plateau par l'armée
byzantine. A cette période, coton, tissus, melons, citrons, sésame,
figues... ont dû arriver de l'Est par les routes d'Anatolie. Les
classes dominantes et les occupants vivaient dans des endroits facilement
accessibles où des villes avaient été établies : Zoropassos (Gülsehir),
Soandos (Soganli), Peristrema (Belisirma), Korama (Göreme), Soandos
(Nevsehir)...
La population
locale a toujours préféré vivre dans la Cappadoce rocheuse. Elle
a établi ses habitations dans les collines, dans les vallées érodées
ou sur les bords de ravins profonds. Certains ont préféré utiliser
la pierre, d'autres creuser leur maison dans la roche. La seconde
méthode a toujours été plus répandue que la construction.
Géographie
de la Cappadoce
Le relief de
Cappadoce est principalement caractérisé par quatre types de paysages
: des plaines de résidus volcaniques, des surfaces tabulaires, des
gorges et des cheminées de fée.
Action thermostatique
et hydrique
Sous l'effet
des variations thermiques, la couverture de tuf se craquèle puis
se morcèle, permettant aux eaux de ruissellement de s'infiltrer.
Là où les tufs sont très tendres, ils sont totalement détruits,
constituant les plaines de poussière volcanique. La croûte, minée
par cette érosion, s'effondre et se désagrège peu à peu. Là où les
tufs sont de très tendres à relativement tendres, les eaux n'entraînent
que les premiers. Ils constituent des aires de plaines. Les seconds
se retrouvent isolés, formant des sortes de buttes témoins, autrement
nommés mesas, soit ces montagnes tabulaires si fréquentes en Cappadoce.
Là où les tufs sont relativement tendres et les pentes fortes, les
eaux ravinent le terrain et forment des gorges évoquant des canyons.
Là où les tufs sont relativement tendres et les pentes faibles,
les eaux ne font qu'éroder la terre. Elles s'insinuent et détachent
peu à peu des formes polygonales surmontées d'un chapeau, élément
de la couverture basaltique morcelée, les protégeant d'une partie
des agents érosifs. L'ensemble constitue l'amorce des cheminées
de fée.
Action hydrique
et éolienne
Erodés sur leurs
flancs par les ruissellements et les vents, ces polygones s'amincissent
et restent coiffés de leurs chapeau. Naissent alors les cheminées
de fée. Sous l'action des eaux et du vent, celles-ci finissent par
s'effondrer, soit qu'à la suite d'une trop grande érosion, la coiffe
s'écroule, soit que les eaux s'attaquant au soubassement de la cheminée,
le polygone tout entier perde l'équilibre. Les deux processus de
désintégration contribuent à la création des plaines de déchets
ou de poussières volcaniques et, correctement irrigué, le sol peut
être fertile.
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Température
en Cappadoce
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